
1 février 2025
Avec mon équipe, j’ai participé aux Olympiades nationales de physique autour d’un sujet très concret : l’usine marémotrice de la Rance. Nous nous sommes qualifiés à Angers pour la finale à Marseille, puis nous avons reçu un prix pour l’originalité du projet. Ce parcours m’a surtout marqué par la durée du travail, l’autonomie demandée et la rigueur nécessaire pour expliquer nos résultats.
Notre projet portait sur le barrage marémoteur de la Rance, l’un des rares barrages de ce type exploités à l’échelle industrielle. Nous avons étudié la conversion de l’énergie des marées en électricité, avec des expérimentations et des modèles pour comprendre les contraintes physiques du système.
Le projet a commencé en mai 2024, ce qui nous a laissé le temps de tester plusieurs approches. Nous avons travaillé sur des simulations numériques, des expériences pratiques et des modèles simplifiés pour relier nos observations à des résultats exploitables.
La partie la plus formatrice a été le travail en équipe sur une longue période. Il fallait répartir les tâches, confronter nos idées et rester cohérents entre la partie expérimentale, les calculs et la présentation. Nos professeurs nous ont accompagnés sans faire le projet à notre place, ce qui nous a obligés à défendre nos propres choix.
Nous nous sommes qualifiés à Angers face à cinq autres équipes, puis nous avons présenté le projet en finale nationale à Marseille. Recevoir un prix a été une reconnaissance importante, mais le plus intéressant était de voir comment d’autres équipes avaient traité des sujets scientifiques très différents.
Je ne me destine pas forcément à la physique fondamentale, mais cette expérience m’a donné une méthode utile pour la suite : poser un problème, tester des hypothèses, accepter les limites d’un modèle et expliquer clairement une démarche technique. C’est exactement le type de raisonnement dont j’aurai besoin dans un parcours d’ingénieur.